26 avr. 2013

Chanel

Coucou !!…. Dans 5 jours j’aurai 18 ans !
Qu’est-ce que je vieillis…..
Suis plus très habile pour courir, sauter et grimper partout. Même sur leur lit, je dois maintenant demander de l’aide. Je ne souffre pas, mais suis très fatiguée, le matin je vais mieux….
Comme je dois boire beaucoup, ils m’ont aguillés des bols d’eau un peu partout : à côté du lit, du canapé, etc…




Si je me déshydrate trop, ma Docteure leur a fourni une petite perfusion. Alors ça c’est l’idée du siècle !!! Non contents de me faire ingurgiter tous les jours des médocs par la gueule, maintenant ils m’enfilent de l’eau dans le cou !!! Ca me fait une poche d’eau comme les chameaux.
Premier essai : non transformé ! J’ai bougé et miaulé salement, ils ont eu la trouille,  l’aiguille est ressortie, ça a giclé partout. J’ai bien rigolé !
Deuxième essai : transformé !
Pour les punir je leur ai fait la gueule et je n’ai plus ronronné pendant 4 jours. Y z’en étaient malades. Pour se faire pardonner, j’ai pu regarder tout ce que je voulais à la TV : « Les 101 Souris » et « Les 7 musaraignes »….. :)

J’ai aussi changé de régime, on m’a rajouté de la pâtée ultra protéinée : délicieux !
Je deviens très difficile avec mon alimentation. Pauvres Papa et Maman, je les fais tourner en bourrique.
Un coup j’aime les sachets au poulet « sénior » de la Migros, ils en font des stocks, puis : j’aime plus…Alors ils en cherchent d’autres…Et on recommence…De toute façon je ne mange plus grand-chose…
Moi qu’on appelait autrefois « Grosse Boulette » (si, si je t’ai entendue me le dire, Vaé !), je suis devenue toute maigre….

Le canapé aussi est devenu une aventure. Je n’arrive plus à y grimper. Alors je pose dessus mes deux pattes avant, ceci fait, j’en agite une et Maman me prend délicatement et me dépose sur mes couvertures. Sinon Papa m’a installé une marche-sac de montagne intermédiaire dont je veux bien me servir :




La seule chose qui me fasse encore très plaisir c’est de sortir choisir mes herbes devant le chalet, et de regarder les oiseaux et écureuils qui viennent se régaler des graines mises à leur disposition. Sinon, je dors. Largement mes 18 heures par jour….

Chanel

23 avr. 2013

Rencontres....

Je suis depuis de nombreuses années le blog du Dr CaSo, installée en Alberta. Elle me fait rire, parfois pleurer, réfléchir, me dépayse et ça me fait un bien fou. Elle fait partie de mes petits bonheurs.

Elle était de passage en Suisse et a trouvé le temps de nous concocter une petite rencontre à Lausanne.
J’avais un peu les « flopettes » sachant que certains blogueurs se connaissaient déjà et ne souhaitais pas franchement me retrouver dans la place de « l’Idiote du Village ».
En arrivant au Milan, petit moment de solitude, un serveur me demande si j’ai réservé.
-          Hum ! Oui, Quelqu’un l’a fait.
-          A quel nom ?
-          Heu……Dr CaSo ?
-          Personne de ce nom-là. Il n’y a pas de médecin, voyez vous-même. Une 
           table de combien ?
-          Heu…..je sais pas……
L’affaire était mal embouchée. Finalement une charmante serveuse est venue à mon secours en disant de manière péremptoire que c’était au premier étage. Et c’était juste, j’ai reconnu les cheveux des photos du blog !

Nous avons passé un moment, trop court, mais très chaleureux avec Béo, Valvita, Valérie de Haute-Savoie, Olivier d'Evian et Hervé.
Ensuite le restaurant a dû faire sa sieste et nous a gentiment mis dehors. Dr CaSo retrouvait son frère, alors ayant encore envie de partager, nous avons poursuivis par une bière aux « Gosses du Québec ».

Merci Dr CaSo pour cette belle initiative et j’espère tous vous revoir !

7 avr. 2013

Plaque à gâteau en otage

Nos voisins sont extraordinaires, d’un humour dont je raffole.

Lors de mon atelier-pizza et mousse aux framboises, nous avions prêté une plaque à gâteau.

Le lendemain j’ai trouvé sur ma porte ce mot :

« Nous avons votre plaque à gâteau que nous retenons contre son gré.
Si vous souhaitez la revoir entière passez chez vos voisins vers 17:30.
A minuit nous commencerons à vous la débiter morceau par morceau….
Signé anonymement : votre voisine de palier ;-) »

C'est moi qui l'ai faite !!!

Je vais en épater plus d’une ! N'est-ce pas Béatrice ?

Dès que je mets les pieds dans une cuisine, je pose toujours la même question :
-         Est-ce que je peux être d’une quelconque inutilité ?
Montrant par là mes hautes qualifications dans un tel lieu.
On finit toujours pas me déposer sur une chaise en m’imposant de ne plus en bouger, ce qui me convient fort bien !

Ceux qui me connaissent bien ont l’habitude et ne tentent aucun changement.

Nos voisins, Sandra et Geaiff, sont plus téméraires et se sont mis en tête de m’apprendre à cuisiner des choses simples, rapides et délicieuses. Ils en avaient peut-être aussi assez de notre unique  repas refait à chacun de leur passage ;) , où de mettre Maman à contribution, quand nous avions la hardiesse de les inviter à dîner. Franchement je ne pouvais qu’approuver une telle audace.
Sandra est donc venue sonner à notre porte pour me faire participer à son atelier : pizza-maison, mousse aux framboises, un dimanche après-midi pour moi toute seule.
J’ai adoré et rapidement mis en pratique ce que j’avais appris, au grand soulagement de la famille venue passer quelques jours à St-Luc !

Et pour mon dernier week-end de vacances, j’ai entrepris de faire la tresse dominicale.
J’étais toute époulaillée dans ma cuisine à préparer ma pâte, la mettre en forme, puis au four (un demi-four avec seulement la chaleur tournante, ce qui m’a causé bien du tracas)…


















Et voilà le résultat. C’est moi qui l’ai faite !!!



Petit déjeuner du dimanche matin :



Note : Hum ! Un peu étouffe-chrétiens ! C'est la faute du four ! Et pas assez de sel, c'est la faute du Chaton...

Chaises Adirondack

Nous pensions refaire une via ferrata pour mon dernier jour de vacances.
Dommage ! Nous devons changer nos plans,  le brouillard nous entoure et il a neigé cette nuit….

Pour donner une note un peu plus printanière à mon post, je vous montre nos dernières acquisitions.

Depuis le temps que j’en ai envie. Nous en avions vu beaucoup au Canada mais malheureusement jamais en Europe ou alors à des prix qui font frémir.
Je les rêvais en bois, puis dans le Elle-Québec à Montréal j’avais vu qu’elles existaient également en plastique. Bref, j’étais prête à les faire venir par avion.
Et stupeur, un magasin de chez nous les met enfin sur le marché…
Donc oui, nous en avons 6 : rose, anis et turquoise. Je les adore, elles donnent beaucoup de gaîté à la terrasse et beaucoup de confort pour les petits cafés ou les apéros !

D'accord, c'est les "Canada Dry" des vraies, on sait, on est pas dupes ;-)


Mes chaussures sont pas mal non plus !)


6 avr. 2013

Premier p’tit coup d’adrénaline !

Le temps étant toujours annoncé mauvais, nous nous décidons souvent tard pour aller skier. Quand nous sommes prêts, enfin, il commence à faire jour-blanc…
J’avais émis l’idée de faire la Via Ferrata  de Nax comme exercice, pour se remettre en jambe…Evidemment le Loup a sauté sur l’occasion !



La route de Pinsec-Vercorin est fermée pour travaux. Nous nous baladons joyeusement pour atteindre Nax.
Nous y sommes. On ne peut pas dire que l’on saute dans nos baudriers. 



Sont tout emmêlés. Le bronx pour arriver à se mettre dedans. D’autant que ceux que nous utilisons habituellement sont restés à Genève. Pourquoi ? Mystère….
Le temps est très couvert, il ne fait pas chaud, il n’y a personne : le rêve.
J’ai un petit peu la trouille, je n’ai plus l’habitude de l’altitude et ai peur d’avoir très fort la sensation du vide. Petit dérangement intestinal en atteste !
Et nous nous lançons.



C’est cool. La longe que le Loup m’a donnée est plus pratique que la mienne, je sens que je vais me l’approprier.
Nous montons, les enchaînements se passent bien.
Petit passage avec un léger dévers. Douloureux pour mes bras, mais je me positionne mieux et surtout je ne m’attarde pas. Ce qui est fait n’est plus à faire…. Là je me dis que quoi qu’il arrive, je continue. Je n’ai aucune envie de refaire à l’envers ce que je viens de passer.
La vue est magnifique sur toute la vallée du Rhône.
Petit pont de singe. J’ai adoré, j’ai de l’équilibre.




Nous ne verrons aucun animal, excepté un rapace qui viendra jeter un œil et s’en ira.
Nous poursuivons...






Deuxième pont de singe, mais ils sont vraiment courts, pas le temps d’avoir peur.





Le sommet. J’ai chaud, le soleil a laissé filtrer quelques rayons,, et j’ai une soif énorme.
Retour par un petit sentier qui nous ramène vers Chloro. Trop bien.

24 févr. 2013

Ch’uis allée chez le Docteur !

Nous sommes redescendus papa et moi que mercredi. C’est pour qu’il y ait moins d’embouteillages sur la route et que je poireaute moins longtemps dans ma caisse à chat de transport.
Maman, elle était toute malade à la maison, mais ça l’a quand même pas empêché de voir que j’allais un peu moins bien. Je sentais qu’elle me surveillait sec.
Moi j’ai pensé : j’ai sûrement un rendez-vous chez la dame en blanc, sinon je serai encore au chalet.
Gagné ! Ils l’ont pris pour mardi prochain !
Mais je sais pas ce qui se passe, c’est vrai que je me sens pas au top, j’ai plus faim, je bois beaucoup mais ça suffit pas. Ca n’a pas échappé à l’œil vigilant de ma maman.
Vendredi en urgence elle m’a déposé chez la dame en blanc. Et là je suis vraiment fâchée, car elle m’a ABANDONNEE là. Je suis restée toute seule, eux ils sont partis.
Heureusement il y avait Céline, la fille d’une amie de maman, qui s’est occupée de moi. Elle est gentille Céline, elle m’a mis mes petites couvertures favorites dans une grande cage où j’ai dû rester.



Elle m’a bien cocolée, Céline, elle est gentille, elle ! J’ai eu à manger des trucs épatants : des filets de poulet !

Après les choses se sont un peu gâtées. Comme d’habitude on m’a rasé une patte pour me voler du sang. Fait des examens, puis retour dans ma cage. Dommage que Jujunette ne soit pas venue avec moi, ça m’aurait bien passé le temps…. On aurait pu se raconter des bêtises…
Après la dame en blanc elle est venue me raser l’autre patte et essayait de m’enfiler un truc : un cathéter, qu’elle disait. J’ai pas voulu. Je me suis mise à gronder en prenant un air féroce. Hi hi hi, elle a eu peur !
Alors elle m’a fait une piqûre qui m’a rendue toute chose… Je tenais plus bien sur mes pattes, j’avais les yeux qui se croisent…
Et alors ?? Zorro est arrivééé. Non pas Zorro, évidemment, mais maman. Je me suis dit : chic ! Je vais rentrer à la maison.
Pas du tout. La dame en blanc elle a expliqué que j’étais déshydratée et que j’avais une cystite ??? Maman elle était toute triste, me faisait plein de câlins. J’ai voulu la consoler, mais j’ai vomi.
Et là j’ai compris qu’on allait faire tout ce que la dame en blanc voulait, c’est-à-dire : me mettre le cathéter, me perfusionner d’eau et que j’allais passer la nuit ici. Alors là, Jujunette, elle m’a vraiment manqué.
Le lendemain ma copine Céline était de nouveau là, Yesss ! Ben vous allez pas le croire, mais je me sentais beaucoup mieux. Elle m’a donné à manger, je me suis ruée dessus. Me reconnais plus. Papa et maman sont venus plus tard me chercher, ils étaient tout content et moi j’ai fait semblant de pas l’être….


Mon carrosse

Mon "cheval"
























Arrivée à la maison, j’ai fait la « bouche ». Non mais ! M’abandonner comme ça, même si finalement j’ai trouvé cool et en plus j’ai un gros pansement jaune sur la cathéter-patte et ça énerve Jujunette, elle est jalouse. 



Bon j’ai plus ma démarche de top-modèle comme avant, m’enquiquine ce gros truc. Ensuite, ils me l’ont ôté, j’ai léché, j’ai saigné, et vlan, ils me l’ont remis. J’ai pas capitulé, j’ai reléché, me suis bien énervée dessus et il a définitivement disparu… C’est affreux : je suis chauve des pattes !!
Malgré tout elles était bien gentilles la Docteure et Céline, elles m’ont bien soigné. J’y retourne lundi parce que je dois encore avoir des soins. A très vite…

Chanel

18 févr. 2013

Escapade !

Pffft ! Maman elle parle de moi déjà presqu'à l’imparfait, mais j'ai des ressources, moi, Foi de Chanelou !

Ce matin, j'ai demandé à sortir plusieurs fois, mais comme il faisait encore -8°, ils étaient pas d'accord. Alors quand le soleil s'est pointé, vers 9h00 ce fainéant, ils m'ont enfin ouvert la porte. J'ai bondi (enfin, presque), ai fichu la trouille aux oiseaux (bien fait, ils arrêtent pas de me narguer quand je suis de l'autre côté de la porte) et j'ai fait mon p'tit tour. C'est cool ! Le soleil me chauffe le dos.

Je me cache derrière un poteau du balcon et guette les imprudents qui pourraient passer à ma portée.... Font moins les malins, il n'y a plus une plume qui passe.

Oh, mais j'avais oublié ce petit chemin qui mène vers la porte d'entrée, avec son tas de bois. Chic ! Il y a toujours plein d'odeurs. Voyons qui est passé ? L'écureuil Spirou, oui ! Le renard, peut-être.... Le lièvre, oui je le sens bien ! Chatouille aussi, la voyoute ! Tonnerre, il y a des tonnes d'informations ce matin, j'ai vraiment droit au journal du week-end !

Je reviens sur mes pas. Zut ! Toujours ce fichu caillebotis qui me fait mal aux pattes !

Hé, hé, je me sens l'âme vagabonde ce matin. Je vais prendre le petit passage que papa a dégagé avec sa pelle. La neige est bien tassée, ça devrait aller...Voyons....Brrr c'est froid, mais quelle aventure ! Je m'échappe ! Je suis sur la route, tralala !

Hélas ce fut de courte durée. Papa m'a bardé au train, attrapée et ramenée dare-dare à la maison. Mon image de marque en a pris un sacré coup ! J'ai eu l'air malin avec papa en robe de chambre, les gambettes à l'air dans ses vieilles chlapettes en plastique.... M'en fiche, je recommencerai à la première occasion...

Chanel


17 févr. 2013

Ski de fond

Le début des vacances a été marqué par un temps de chien : neige abondante, grand froid. Je dis temps de chien, mais en réalité j’adore ça. Nous avons donc fait les marmottes, de plus je soigne ainsi un satané virus attrapé à Genève qui me met sur les rotules.

Lorsque des journées de beau sont annoncées, nous nous précipitons sur nos skis de fond. A cette époque le ski de piste ne nous emballe pas, trop de monde, la peau de phoque est dangereuse, le danger d’avalanche est maximum. (Malgré cela certains n’ont pas su résister à l’appel du hors-piste et l’un d’entre eux est toujours sous 6-7 mètres de neige à la Bella Tola…Les recherches ont malheureusement dû être abandonnées….)

Un truc épatant est établi dans la vallée. En hiver pour éviter l’engorgement des voitures sur les routes et dans les parkings, un service de car postal permet de passer d’une station à l’autre gratuitement.

Départ pour Vissoie : un renard se dore au soleil, une biche grignote en contre-bas. Changement de car, départ pour Grimentz.

Nous avons pris pour but : l’Ecurie. Petit restaurant tenu par Etienne Salamin, l’ancien gardien de la cabane Moiry. Chaussons nos skis, c’est la deuxième fois que j’en fais. Le principe est simple et je le retrouve vite et tant qu’il n’y a pas de descente : pas de problème. En revanche, s'il y en a……Je suis morte de trouille.

Ben oui, faut que je vous raconte : Le Loup, il aime pas les trucs balisés, plein de monde, alors nous avons des skis de fonds pour faire du hors-piste (je sais, je sais, mais nous on se renseigne toujours auprès d’un guide avant de partir). Nous avions inauguré mon nouveau matériel à la Givrine. Les pistes étaient complètement gelées, nous les avions quittés ensuite et étions partis dans la poudreuse, j’en garde un souvenir ébloui. Petit casse-croûte au pied d’un sapin, puis retour : moins cool. En hors-piste c’était génial, mais en rejoignant les rails glacés, j’avais vite compris que ça allait devenir « casse-gueulette ». Effectivement, mes skis étant neufs, ils glissent à merveille et en descente je prenais vite de la vitesse, pas moyen de se mettre en chasse-neige, je n’arrive pas à sortir des rails, je n’arrive pas non plus à freiner en sorcière, assise sur mes bâtons, alors pour ne pas rentrer dans le Loup, je me laisse tomber sur les fesses. Bilan de la course : le dos en capilotade et un rendez-vous en urgence chez l’ostéo !

Donc tâchons de faire mieux. C’est facile, la piste est plus molle et on est pratiquement à plat, ça monte un peu.
























Trop bien, trop beau. Plein de neige, plein de traces de lièvres et de cervidés.





















Soleil éclatant, froid de canard, mais comme on bouge ça va. Puis nous devons quitter ce chemin pour monter chez Etienne. Croyant que nous y sommes presque je garde mes skis et monte en canard. Crevant ! Je les ôte aussi et on se tape une sacrée montée.








L’Ecurie enfin ! L’accueil d’Etienne est chaleureux. C'est beau chez lui.



Nous nous installons et le Loup gourmand et affamé commande un rösti flambé au cognac. Suivront des meringues à la crème….. Nous admirons la dextérité d’Etienne pour faire sauter son rösti dans la poêle.

La vue depuis là-haut est à couper le souffle. Il s’est bien choisi son coin !

Nous devons nous presser, nous ne voulons pas rater le car de 15h51. Nous saluons Etienne et son aide, promettons de revenir et descendons rapidement. Plus loin les skis sont chaussés et je n’ai pas le temps d’avoir peur en descente…. Nous arrivons juste, le car est là.

A Vissoie, changement de car. Dans l’agitation qui régnait durant le transfert des skis sur la plate-forme arrière, avec une dame qui nous explique comment les installer et mettre la protection afin qu’ils ne tombent pas en route. Nous savons tout cela et elle me gonfle avec ses explications. Enfin bref, dans cette cohue magistrale, nous démarrons et partons…….pour Zinal ! Bien joué ! Comme deux couillons nous sommes montés dans le mauvais car ! Sophie la conductrice nous déposera au premier arrêt et nous reviendrons à pied, nos skis sur l’épaule jusqu’à Vissoie où nous attendrons 2 heures à la boulangerie-tea-room du Café des Alpes.




Ah ben ça ! On a eu raison de se grouiller chez Etienne !!!!
Pour remonter à St-Luc c'est de nouveau Sophie qui nous prend dans son car. Elle aura la gentillesse de ne faire aucun commentaire...

Le lendemain il fait encore assez beau, nous repartons pour Grimentz. Cette fois c’est le car qui part avec nos skis, il ne nous laisse pas le temps de décharger, nous lui courons après… Quelle rigolade !

Refaisons le parcourt de la veille et le prolongeons. C’est magnifique, même par temps couvert.



Il ne fait pas chaud. Il y a des pétées de neige.



On ne va pas très vite. La journée d’hier a mis en exergue des muscles que nous avions oublié.
La façon du Loup de porter ses skis est très élégante....



la mienne l'est moins....




Le retour se passe sans encombres, retour au chalet dans les temps, pas mal hein ?

Chanel


J’en parle peu mais elle ne nous quitte plus. Nous ne pouvons plus nous absenter en la laissant seule.

Elle ne va pas bien ma Chanel. Une visite chez la vétérinaire sera faite très bientôt.

A Carouge elle est assez léthargique, en revanche au chalet plein de trucs mobilisent son attention. Elle doit faire les escaliers plusieurs fois par jour : pour manger, aller dans sa caisse, envoyer ses mails depuis le bureau… Et elle adore aussi sortir. C’est un vrai chien, dès qu’elle pose une patte sur la terrasse elle renifle tout. Tout y passe : elle lit son journal ! Ca lui prend un temps fou. Et cela même par les températures glaciales qui sévissent ces jours. Depuis quelques temps d’ailleurs le froid lui fait faire une mimique bizarre. Pourtant c’est une montagnarde ma Chanel, elle vient de Morzine où elle adorait courir dans la neige.

Elle a aussi sa TV : elle s’installe devant la porte-fenêtre, regarde les oiseaux et écureuils qui viennent se nourrir chez nous. Ca l’énerve et elle réclame à grands cris et coups de patte qu’on lui ouvre la porte….

Mais c’est un peu le chant du cygne, je vois qu’elle décline, elle mange moins, parfois elle ne parvient plus à monter sur le canapé, le lit, elle est toute maigrounette et ça me broie le cœur….









6 janv. 2013

On a secoué les marmottes !

Hier vers 9h00 la nature a réveillé les fidèles, l'église de St-Luc a été l'épicentre d'un tremblement de terre.
Son amplitude a été minime et nous n'avons rien ressenti.

Premier ski – 2 janvier 2013.

Tout d’abord, je vous souhaite à toutes et tous une heureuse année 2013 !

Je vous ai abandonné longtemps. Trop de travail, de stress durant le mois de décembre. Une inquiétude aussi pour la suite, ma patronne prenant sa retraite à fin juin 2013.
Maintenant les choses se sont aplanies.

Noël a été une fête en famille, chaleureuse. Le temps a passé si vite, qu’il était une heure du matin et nous étions toujours aussi vigoustes et heureux d’être là tous ensemble.

Le lendemain, Annecy pour le Noël de Belle-Maman, puis petit détour pour prendre Chanel et monter à St-Luc.

Dans la voiture je commence à avoir mal à la gorge….Le lendemain, j’ai vraiment très mal. Nous avons de la famille qui vient quelques jours et je suis complètement à côté de mes pompes…Finalement tout se passera bien.
J’apprendrai plus tard par mes copines qu’il y a une épidémie de maux de gorge sans fièvre, qui dure, qui dure…De gastrœntérite aussi…J’ai de la chance tout de même.

Je passe mes premiers jours de vacances à flemmer, lire, regarder des films. Je suis en manque de tout. A Genève je n’ai jamais le temps de regarder un film le soir.
Nous nous faisons des soirées TV-DVD, un vrai bonheur.

De la lecture aussi : une saga québécoise  « Mémoires d’un Quartier » de Louise Tremblay d’Essiambre, dont les dialogues sont en joual. Je me délecte.

Une petite virée à Sion le 31 pour un dernier filet de perches chez Tout-en-Poisson. Toujours délicieux et l’accueil de Géraldine tellement chaleureux. Nous adorons passer un moment chez elle.

La soirée sera tranquille, tous les deux en amoureux, à déguster nos mets favoris accompagnés de bulles. Le tout sans exagération.

Le 1er il fait un temps maussade, jour-blanc. Une bonne raison de continuer à flemmer sans culpabiliser.

Mais aujourd’hui nous sommes sortis de notre hibernation, l’envie de skier nous tient. Il fait beau, il a un peu neigé cette nuit. Petit déjeuner vite expédié, puis rassemblons notre matériel.

Ce fut une journée magnifique ! Je craignais d’être nulle n’ayant plus aucun entraînement, ayant peu skié l’année dernière. Eh bien pas du tout. Que du bonheur ! Une neige excellente, nous avions trouvé une piste où nous étions quasi seuls. Me réjouis déjà d’y retourner demain….








Retour chez Douchka 14.12.2012

 Alors là, pour du retard, c'est du retard !!!!
Tant pis je comble...... Ca va venir petit à petit, de gros problèmes de connexion internet en sont la cause.


Le Loup est monté un jour avant moi, avec Chanel. Nous ne voulions pas lui imposer des embouteillages provoqués par des gens mal équipés pour les routes enneigées.


Je suis partie toute guillerette le vendredi tout de suite après le travail. Gare Cornavin départ 13h33, puis car postal à 15h40 et St-Luc à 16h33. Ca c’est dans l’absolu….

Je suis bien partie à 13h33 et nous avons passé tout l’arc lémanique sans problème. A la gare d’Aigle on a commencé à subodorer les ennuis. Nous y sommes restés longtemps, avec le moteur éteint. Au bout de 10 minutes le conducteur a rallumé sa machine, on a tous poussé un soupir de soulagement, le chef de train s’est excusé du retard. OK ! Mais après Bex, nous avons réentendu des « toc-toc-toc », qui font vibrer les wagons. En effet sous l’effet conjugué du grand froid et de la neige, le ballast prend parfois la poudre d’escampette et se projette sur le pare-brise de la locomotive ou sous les wagons. Nous, ça a été plutôt sous les wagons. Nous ralentissons. A tel point que nous aurions le temps de descendre pour nous regarder passer :-/

Les CFF ayant toujours le mot pour rire, nous informent que nous roulons moins vite !!! Ah, bon ??!!!?

Re-bruits de « toc-toc-toc » et cette fois on s’arrête complètement en rase campagne bien avant Martigny. Je commence à songer que ça va être chaud pour mon car. Un quart d’heure plus tard, nous sommes informés que le contacteur endommagé par le ballast est réparé et que nous repartons pour de bon.

Finalement 25 minutes de retard à Sierre, mon car est parti. Le suivant est deux heures plus tard. J’appelle mon Loup qui vient me chercher et nous ferons quelques courses.


Qu’il est beau notre chalet sous la neige !
Le Loup a tout bien dégagé un petit chemin pour l’atteindre. Chanel est là, endormie dans SON fauteuil. Un petit bisou et nous reprenons Chloro pour aller au Café de la Poste. Scandaleux, je sais, pour aller aussi près. Je devrai avoir honte. Eh bien : oui, mais un moment de honte est bien vite passé.

La Poste se remplira vite avec des gens du pays. C’est sympa. On est tous contents de se voir. C’est un bon début de saison qui s’annonce. On se régalera d’une entrecôte au poivre, divine comme toujours.

Nous bavarderons un moment avec le cuisiner Laurent, puis prendrons le café avec nos amis Marie-Thé et Augustin. Moment chaleureux, drôle et toujours intéressant. Puis vient l’heure de regagner nos pénates, Augustin s’occupant de la sécurité devra se lever très tôt pour s’assurer que les pistes sont praticables et sécures.

Et nous nous couchons immédiatement.

A 3 heures, Chanel m’ayant piétiné dans tous les sens pour me prouver son affection, je me lève et voit qu’il neige. Augustin avait raison. Il en tombera 20 cm. Puis un rayon de soleil rendra toute la vallée magnifique. Puis la neige reviendra et elle tombe encore….


3 déc. 2012

Panne du 29 novembre

Profitant de mon jeudi après-midi de congé et que le temps soit devenu un peu plus clément, entendez par là qu’il ne tombe plus des trombes d’eau, j’en profite pour faire quelques courses en France voisine.

Je passe la frontière pour me rendre dans un supermarché proche d’Annemasse et une fois que je suis au milieu de rien, mon câble d’accélérateur de scooter lâche…. L
Il y a bien sûr une bonne bise qui sévit et dans la foulée une petite pluie fine et glaciale s’est remise à tomber L

J’appelle le Touring Club Suisse (TCS), LA centrale de dépannage en Suisse, en espérant qu’ils ne me laisseront pas en rade parce que je suis en France…
La dame est charmante, mais me signale tout de même que c’est plus compliqué, et que le mieux serait que je pousse mon scooter jusqu’à la frontière Suisse. Environ 150 kilos, je n’y songe même pas…
Finalement elle me rappelle, m’informe qu’il y a environ une heure d’attente, mais que l’on va venir à mon secours. Toute guillerette j’indique ma position et prends mon mal en patience.
Je ne suis pas énervée du tout je me dis bien que mon après-midi est perdue, mais c’est comme çà.

Et là je découvre un petit salon de thé, juste à côté dans un renfoncement et caché par une voiture malade elle aussi, sur un cric, avec une roue en moins… C’est la journée !
Je le dis toujours : je suis une chanceuse. L’endroit est bien chauffé, le patron (le médecin de la voiture) est souriant, accueillant….et on se raconte nos misères de véhicules en passant…

Marrant ce salon de thé, ce ne sont que des hommes qui viennent là. Ils ont tous un sourire bienveillant pour la pauvre dame qui est en panne.
Le dépanneur arrive enfin. J’accours pour lui donner mes clés. Et là il me cueille par un :
-         « Bonjour ! Ne courez pas ! Comment allez-vous ? » avec la main tendue et un grand sourire.
-         « Très bien, merci et vous ? »
Et je pense au Québec où c’est toujours ainsi que deux personnes qui se rencontrent entrent en matière. Du coup je suis aussi souriante et de bonne humeur.
Cet homme complaisant m’a chauffé le camion pensant que je serai frigorifiée et me propose de m’installer tout de suite pendant qu’il charge le scooter.
Ensuite après m’avoir demandé à quel garage déposer le « blessé », nous papotons. 
Il doit s’arrêter à Etrembières pour prendre de l’essence, je n’ose lui dire que j’en profiterais bien pour faire mes courses à la Migros J….
M’explique qu’ils ne sont qu’une petite entreprise agréée par le TCS et comment elle fonctionne. Très intéressant. Nous arrivons au garage après que je lui ai fait éviter les embouteillages genevois, du CEVA et autres….
Je le remercie chaleureusement et lui laisse une « bonne-main » comme on dit en Suisse….

Cinq minutes plus tard, alors que je prends rendez-vous avec le mécanicien, je reçois un SMS de « David le dépanneur » qui me remercie de ma gentillesse, mon sourire et ma bonne humeur J
Trop joli ! Mais quelle bonne journée !

19 nov. 2012

Les Cascades

Ben oui, j'ai du retard !
Des fêtes de famille sont venues s'intercaler et j'ai laissé le blog de côté. C'est moche ! Moche, moche, moche....
Alors tant pis, je me lance et vous raconte la dernière sortie que nous avons faite le 3 novembre :

Il faut se dérouiller les jambes, j’ai un peu trop tendance à vouloir faire la marmotte. En gros j’aimerais hiberner jusqu’au mois d’avril, tellement je suis fatiguée sous les stratus genevois….

Réveillée tôt, je prépare la gamelle de Chanel, puis notre petit déjeuner.
Il fait beau, juste quelques nuages. Les sacs sont vite préparés et départ avec Chloro jusqu’au Gite du Prilett.

Brrr ! Il fait toujours très froid dans ce coin : un vrai congélateur. J’essaie de proposer un café avant de partir. J’essaie tous les trucs pour rester au chaud. C’est non  et c’est sans appel !

Il n’y a pas beaucoup de neige, mais elle a gelé. On glisse un peu. J’ai froid.
Nous suivons le bas de la piste sur le côté.


Franchement je n’ai pas d’enthousiasme, il y a plein de traces de lugeurs et de marcheurs, ça ne m’emballe pas. J’aime bien être la première à laisser mes empreintes dans la neige.
On s’élève peu à peu. Le torrent est partiellement gelé. C’est très beau.
On se fait dépasser par un jeune Anglais, plein d’entrain.
C’a m’énerve, je n’aime pas me sentir à la traîne.


Nous avons décidé d’aller jusqu’à l’Hôtel Weisshorn et de casser une petite graine vers la comète de Halley…
Autant vous le dire tout de suite, nous n’irons pas jusque-là. Pas le goût. C’est une journée sans. Il faut parfois savoir renoncer.
En haut des cascades, nous grignotons du lard séché. Un peu requinquée, nous débouchons vers le replat qui rejoint le sentier des Planètes.


La neige est intacte, scintillante. Elle appelle mes pas. Je suis complètement revigorée. Nous prenons le petit passage d’été que nous connaissons bien et qui serpente entre les myrtilles. Nous nous enfonçons jusqu’à mi-mollets.




C’est magnifique ! J’aime la montagne sauvage, sans bruit, avec des animaux qui osent passer vers nous. Nous n’en verrons aucun. En revanche des promeneurs seront surpris de nous trouver ici.











Je redescendrai seule par ce passage, le Loup ayant mal au genou.



Et le rejoindrai plus loin...


Le retour se fera par le sentier habituel, plus long mais moins casse-gueule...
Avec un beau tapis d'aiguilles de mélèzes et des traces de lièvre.